Deux organisations patronales du transport routier, l'OTRE (Organisation des Transporteurs Routiers Européens) et la FAI (Fédération des Autocaristes Indépendants), ont annoncé le 1er octobre une mobilisation nationale à Paris pour le 21 octobre 2026. Elles représentent à elles deux environ 3 600 entreprises et 110 000 salariés du secteur.
Le motif n'a rien à voir avec les grèves de salaires qui occupent déjà le calendrier d'octobre : cette fois, c'est le prix du gazole qui est en cause, et l'exclusion des transporteurs des dispositifs d'aide au carburant depuis septembre.
Une troisième mobilisation, mais pas pour les mêmes raisons
L'automne 2026 est déjà chargé sur ce front. La CGT a appelé à la grève les 9 et 10 octobre et la CFDT Route a lancé sa propre mobilisation nationale le 16 octobre, toutes deux centrées sur les salaires et les conditions de travail des conducteurs.
La mobilisation du 21 octobre est portée par les patrons des entreprises de transport, pas par les syndicats de salariés. Leur sujet : le gazole a grimpé de 46 % en un an selon leurs chiffres, alors que les marges du secteur tournent structurellement entre 1 et 3 %. Pour une flotte de 10 véhicules, le surcoût annuel dépasserait 150 000 euros. Les deux fédérations demandent une baisse de taxes sur le carburant, un mécanisme d'indexation des tarifs de transport renforcé, et leur réintégration dans les aides publiques dont elles ont été écartées depuis septembre.
Ce qui est en jeu si ça bloque vraiment
L'Île-de-France concentre environ 30 % des flux de marchandises du pays. Une mobilisation qui tournerait au blocage pourrait coûter entre 50 et 80 millions d'euros par jour à l'économie régionale selon les estimations citées par la presse spécialisée, avec un risque de répercussion de 2 à 4 % sur les prix à la consommation en cas de paralysie prolongée.
Pour l'instant, rien n'indique que le 21 octobre ira jusqu'au blocage. Mais le climat est le même qui avait, par le passé, transformé une mobilisation annoncée en vraies perturbations sur la route.
Ce que ça change concrètement si vous importez de Chine
Cette mobilisation concerne le transport routier à l'intérieur de la France, pas le trajet Chine-Europe en lui-même. Chez OrderBridge, on reste responsable de votre colis tant qu'il est sur le continent asiatique ; une fois qu'il arrive en Europe, c'est le transporteur qui prend le relais pour le dernier kilomètre, et c'est justement ce dernier kilomètre qui peut être affecté si la situation se tend autour du 21 octobre.
Concrètement : si vous avez une commande sensible au calendrier sur cette période, mieux vaut suivre son avancement de près plutôt que de se fier à un délai théorique. L'outil de suivi de colis permet justement de voir où en est une expédition en temps réel, et de réagir si un retard apparaît côté livraison finale plutôt que côté production ou douane.
Un carburant qui pèse déjà ailleurs dans la chaîne
Le gazole n'est pas le seul carburant sous tension cet automne : le fret aérien Chine-Europe a lui aussi vu ses surtaxes carburant grimper en septembre, pour des raisons différentes mais avec le même effet final, des coûts de transport qui remontent progressivement vers le vendeur. C'est un des facteurs qui entrent dans le calcul d'un prix de transport, à côté de la distance, du poids volumétrique ou du mode choisi, détaillés sur notre page tarifs transport.
Rien d'alarmant à ce stade, mais c'est le genre de signal à surveiller si vous préparez des commandes pour la fin d'année : plus on s'approche de périodes de forte demande, plus un petit grain de sable logistique peut se transformer en vrai retard.



