Après la mobilisation du 29 septembre visant les grands transporteurs de colis et l'appel de la CFDT Route pour le 16 octobre, un troisième rendez-vous social s'ajoute au calendrier de cet automne : la CGT annonce une grève unitaire des transporteurs routiers les 9 et 10 octobre, si les négociations n'avancent pas d'ici là.
Trois dates, trois appels distincts, un même fond de dossier : les salaires du transport routier de marchandises sont gelés depuis plusieurs mois, en pleine négociation annuelle obligatoire (NAO) bloquée.
Ce que demande la CGT
L'appel, formulé comme conditionnel (« si rien ne bouge »), porte sur des points précis : la protection des primes d'ancienneté, le maintien de la majoration des heures de nuit, la préservation du 13e mois, et un encadrement plus strict du travail détaché et du cabotage sur les routes françaises.
La CGT est rejointe sur ce constat par FO, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, qui dénoncent ensemble, selon leurs communiqués respectifs, un durcissement des contrôles routiers visant les chauffeurs mobilisés lors des précédentes actions.
Un troisième rendez-vous social en trois semaines
Le calendrier social du secteur s'est densifié depuis début septembre. La mobilisation du 29 septembre visait spécifiquement les grands réseaux de distribution de colis. La CFDT Route a de son côté appelé à une mobilisation nationale le 16 octobre, invitant les autres syndicats à rejoindre le mouvement.
L'appel de la CGT pour les 9 et 10 octobre s'intercale entre les deux, ce qui dessine une fenêtre de trois semaines où le transport routier français pourrait connaître des perturbations à répétition plutôt qu'un seul pic ponctuel.
Pourquoi ça vous concerne même sans livrer par la route
OrderBridge n'intervient que tant que le colis reste sur le continent asiatique : la responsabilité du dernier kilomètre en Europe revient toujours au transporteur local. Mais ce dernier kilomètre, en France, s'appuie largement sur des flottes routières et des sous-traitants, y compris pour les livraisons finales des grands acteurs express que sont DHL, FedEx ou UPS.
Concrètement, un blocage ou un ralentissement sur ces dates ne fait pas disparaître vos colis, mais il peut ajouter un ou deux jours de retard sur le dernier segment du trajet, celui qui échappe justement au suivi habituel avant l'arrivée chez le client final.
Si vous avez des commandes sensibles au délai autour de ces dates, mieux vaut prévoir une marge et garder un œil sur le suivi de vos colis plutôt que d'être surpris par un retard de dernière minute.
En résumé
Rien n'est encore acté : la grève du 9 et 10 octobre reste conditionnée à l'avancée des négociations, et un accord de dernière minute reste possible comme c'est souvent le cas dans ce type de dossier. Mais avec trois appels distincts entre fin septembre et mi-octobre, le risque de ralentissement du réseau routier français sur cette période est réel, et il mérite d'être anticipé dans vos plannings de commande plutôt que découvert au moment de la livraison.
