Selon la dernière étude de DHL sur les tendances du e-commerce, publiée en 2026, la France fait partie des marchés les plus actifs d'Europe pour la vente en ligne transfrontalière et pour la revente d'occasion entre particuliers. DHL a interrogé 29 000 acheteurs en ligne et 5 800 entreprises e-commerce dans 29 pays, dont la France, et plusieurs résultats concernent directement les vendeurs qui importent depuis la Chine pour vendre en France.
Pourquoi la France intéresse autant les vendeurs internationaux
D'après DHL, la France se classe parmi les principaux marchés de destination au niveau mondial, aux côtés de l'Allemagne : environ 43% des vendeurs internationaux qui se développent à l'étranger ciblent des marchés de ce type. Le rapport ne donne pas de classement précis propre à la France, mais la positionne comme une destination durable pour les prochaines années plutôt que comme un marché de passage.
Ce constat confirme surtout une chose pour un vendeur qui démarre ou qui développe ses ventes en France : le marché reste un terrain où il vaut la peine d'investir, à condition de livrer vite et de bien gérer le dernier kilomètre, deux points sur lesquels DHL note aussi des attentes fortes côté consommateurs.
Le recommerce, la revente d'occasion, progresse vite en France
63% des acheteurs français disent avoir déjà vendu des articles via une marketplace en ligne, ce qui place la France parmi les quatre pays les plus actifs du monde sur ce point selon DHL. Les millennials tirent cette tendance : trois sur cinq revendent activement à leurs pairs. Le rapport souligne aussi que l'Europe dans son ensemble est en tête mondiale sur l'activité des marketplaces.
Cette culture de la revente entre particuliers a une conséquence concrète pour les vendeurs qui importent de Chine : un produit arrivé en mauvais état, mal emballé ou en retard a plus de chances de finir reposté, commenté publiquement, voire retourné. Soigner la gestion des retours n'est donc pas qu'une question de service client, c'est aussi ce qui détermine si le produit continue sa vie sur le marché français ou finit mis de côté.
Comment les Français veulent recevoir et retourner leurs colis
Sur la livraison, DHL relève qu'environ 31% des consommateurs français choisissent de récupérer leurs colis en point relais, contre 11% en moyenne mondiale. Pour les retours, la préférence est encore plus marquée : 58% des Français privilégient le point relais, contre 35% au niveau mondial.
Concrètement, un vendeur qui compte uniquement sur la livraison à domicile standard passe à côté d'une attente forte d'une large partie de sa clientèle française. Savoir précisément où en est chaque colis, y compris en point relais, reste le meilleur moyen d'anticiper les questions des clients avant qu'elles n'arrivent, par exemple avec un outil de suivi dédié.
Ce que ça change si vous sourcez en Chine pour vendre en France
Ces chiffres ne parlent pas de la Chine ni des délais d'importation : DHL ne s'avance pas sur ce terrain dans cette étude. Mais ils dessinent le profil d'un client français exigeant sur deux points, la flexibilité de la livraison et la seconde vie du produit. Si vous importez depuis la Chine, pour une marketplace ou via votre propre site Shopify, ces attentes s'ajoutent aux délais de transport habituels entre la Chine et la France : un produit qui arrive en retard et abîmé cumule les mauvais points sur un marché où l'acheteur a l'habitude de comparer, revendre et commenter.
Le réflexe le plus utile reste de raisonner sur l'ensemble du parcours, pas seulement sur le prix d'achat usine : choix du transporteur, coûts et délais de transport, et capacité à suivre un colis jusqu'au point relais.
Questions fréquentes
**Qu'est-ce que le recommerce ?** C'est la revente d'articles déjà achetés, le plus souvent entre particuliers sur une marketplace comme Vinted. DHL en fait un indicateur de la maturité d'un marché e-commerce.
**La France est-elle vraiment un marché prioritaire pour les vendeurs étrangers ?** Selon DHL, oui : elle fait partie des marchés que ciblent le plus les vendeurs internationaux qui se développent hors de leur pays d'origine, avec l'Allemagne.
**Pourquoi autant de Français préfèrent-ils le point relais ?** L'étude ne détaille pas les raisons précises, mais le chiffre, 31% contre 11% au niveau mondial, confirme une habitude déjà bien installée en France, renforcée pour les retours, où la préférence pour le point relais est encore plus marquée, à 58%.
**Cette étude parle-t-elle des vendeurs qui importent de Chine ?** Pas directement. Elle porte sur les habitudes des consommateurs et des entreprises e-commerce en général, mais ses enseignements sur la livraison et la revente s'appliquent tout autant à un produit sourcé en Chine qu'à un produit fabriqué en France.



