FedEx a annoncé le 26 mai 2026 un investissement de 46 millions d'euros pour agrandir son hub routier de Duiven, aux Pays-Bas. C'est l'un des principaux nœuds du réseau routier européen de l'entreprise, hérité en grande partie de l'intégration de TNT depuis 2016.
L'objectif affiché : absorber davantage de fret palettisé, à un moment où les flux venus d'Asie vers l'Europe continuent de croître et où le dernier maillon terrestre reste souvent le plus difficile à dimensionner.
Ce que prévoit concrètement l'investissement
Le projet ajoute 65 nouvelles portes de quai au site, qui en comptera 265 au total une fois les travaux terminés. FedEx annonce une hausse de plus de 50 % de sa capacité de traitement de fret palettisé sur ce hub.
Selon Safia Ladhari, directrice du réseau chez FedEx, « le hub de Duiven est l'un des plus grands et des plus technologiquement avancés du réseau routier européen de FedEx ». L'entreprise présente ce chantier comme un pilier de sa stratégie « truck-fly-truck », qui combine vols cargo longue distance et acheminement routier sur le sol européen.
Pourquoi ce genre de hub compte pour un envoi venu de Chine
Un colis qui quitte la Chine par avion n'arrive pas directement chez le destinataire final : il transite par un ou plusieurs hubs européens avant la distribution finale par la route. C'est exactement ce maillon que FedEx cherche à muscler ici, en parallèle de ses vols cargo supplémentaires entre la Chine et l'Europe.
Ce type d'investissement ne change rien du jour au lendemain sur les délais affichés, mais il agit sur la résilience du réseau lors des pics de volume, en particulier autour de périodes comme la Golden Week, quand les flux se concentrent sur quelques semaines.
Ce qu'on en retient
Pour un vendeur qui expédie depuis la Chine, ce type d'annonce n'a rien d'anecdotique : la capacité du dernier maillon routier européen influe directement sur la régularité des délais en période de forte demande. C'est aussi un facteur qu'on regarde de près pour comparer les tarifs de transport selon les transporteurs.
Comme toujours, la responsabilité d'OrderBridge s'arrête au moment où le colis quitte le continent asiatique : au-delà, c'est le réseau du transporteur, comme celui de Duiven, qui prend le relais jusqu'à la porte du client final.
