DHL eCommerce et l'opérateur postal américain USPS ont annoncé un accord exclusif de plus de 10 milliards de dollars pour la livraison du dernier kilomètre aux États-Unis, sur plusieurs années. C'est l'un des plus gros contrats jamais signés entre les deux groupes, mais avant de s'emballer : il concerne le marché américain, pas vos envois Chine-Europe.
Un accord à plus de 10 milliards de dollars, taillé pour les États-Unis
Selon le communiqué officiel de DHL Group, l'accord dépasse les 10 milliards de dollars sur sa durée totale et engage les deux parties de façon exclusive pour plusieurs années. DHL eCommerce prend en charge la collecte, le tri via ses 19 hubs automatisés et l'acheminement longue distance par air et par route, avant de confier le dernier kilomètre à USPS.
USPS, de son côté, met sur la table ce qu'elle sait faire depuis toujours : livrer jusqu'à plus de 41 550 codes postaux et 170 millions de points de livraison aux États-Unis, six jours sur sept. Rien de comparable n'existe en Europe en matière de couverture postale unique.
L'exclusivité, le vrai mot clé de l'accord
Le terme qui compte dans le communiqué, c'est « exclusif ». USPS s'engage à ne pas ouvrir ce type de contrat à d'autres transporteurs sur la durée de l'accord, ce qui verrouille une partie du marché américain du dernier kilomètre pour DHL eCommerce, face à des concurrents comme UPS ou FedEx Ground qui investissent eux aussi massivement dans leurs propres réseaux de livraison.
Le PDG de DHL eCommerce Americas, Scott Ashbaugh, parle d'une « plateforme fiable et durable » pour les clients du groupe. Le patron de l'USPS, David Steiner, évoque de son côté un « engagement partagé vers l'innovation et l'alignement opérationnel ». Le vocabulaire est convenu, mais le montant, lui, est bien réel.
Ce que ça change pour vos expéditions depuis Shenzhen : rien, directement
Soyons directs : si vous faites fabriquer en Chine pour vendre en France ou ailleurs en Europe, cet accord ne touche ni vos délais et tarifs de transport ni le suivi de vos colis. Le réseau Europe-Asie de DHL Express, celui qui compte pour vos commandes, fonctionne indépendamment de DHL eCommerce et de son partenariat postal américain.
Pourquoi ça vaut quand même d'être suivi
Ce type d'accord en dit long sur la stratégie globale du groupe DHL, qui a par ailleurs changé de structure juridique cette année. Sécuriser le dernier kilomètre sur le long terme plutôt que de le sous-traiter au coup par coup, c'est le même réflexe que les transporteurs appliquent en Europe quand ils multiplient les entrepôts locaux pour raccourcir les délais.
Si vous exportez aussi vers les États-Unis via une marketplace, ça peut se traduire à terme par une livraison finale plus régulière outre-Atlantique. Pour le reste, ça reste avant tout une actualité américaine.
Que vos commandes partent vers l'Europe ou plus loin, la question qui compte reste la même : qui prend le relais à chaque étape, et à quel prix. Si vous voulez y voir plus clair sur vos propres flux, vous pouvez travailler avec nous ou suivre l'avancement de vos commandes directement sur l'application OrderBridge.
